Bernard Stamm sur Cheminées Poujoulat
© STICHELBAULT Benoit
Bernard Stamm sur Cheminées Poujoulat
© STICHELBAULT Benoit
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COMMUNIQUÉ DU 3 déc. 08
A la porte du grand sud
C'est une dépression bien creuse, avec des rafales à 50 nÅ“uds, qui va accueillir Bernard Stamm dans les 40èmes. Sous petit spi et un ris dans la grand voile, Cheminées Poujoulat continue sa progression, et sa remontée de la flotte, vers la porte Atlantique.
Du gros boulot, à moitié sous l’eau Au classement de 11 heures, 11 milles séparaient Cheminées Poujoulat du 16ème, Akéna. Malgré la réparation que Bernard Stamm a dû effectuer sur le bout-dehors, il n’a pas cessé de revenir sur ses prédécesseurs. «Je me suis rendu compte que la sous-barbe qui retient le bout-dehors était un peu descendue. J’ai vu ça avant le Pot au Noir. Du coup, le bout est un peu remonté sur la structure du bateau et ça a travaillé. Je pensais réparer dans la molle du Pot au Noir, mais j’ai toujours eu du vent. Il y a quelques jours, j’ai réussi à retendre la sous-barbe, ce qui n’était pas une mince affaire et plutôt acrobatique et là , j’ai enfin pu aller stratifier les fibres de carbone qui étaient cassées. J’espère que ça va tenir, parce que je ne ferai pas ça tous les jours ! ». En attendant que la résine sèche, Cheminées Poujoulat navigue avec un petit spi amarré à l’étrave, ce qui ne l’empêche pas de faire de jolies moyennes et de continuer de revenir sur ses adversaires.
C’est long le tour de l’Antarctique 17ème à 11 heures, l’appétit du skipper de Cheminées Poujoulat n’est pour autant pas encore assouvi. « Je suis content, mais pas satisfait, ce n’est pas suffisant ». Pour rassasier Stamm, au menu des prochaines 24 heures, une belle dépression ‘bien velue’ dit-il l’air gourmand, qui devrait pousser Cheminées Poujoulat dans la bonne direction, avec des rafales à 50 nœuds. « اa rentre petit à petit, il va y en avoir pour un jour à un jour et demi ; la mer se creuse, mais elle est encore maniable, du bleu alizés, elle est passée au vert, il y a un peu d’écume, le ciel est parsemé de cheveux d’anges, ces nuages d’altitude qui te signalent que quelque chose approche, j’ai remis les polaires ». Paré pour le grand sud.
Passé le cap de Bonne Espérance, d’aucuns décrivent une navigation à la queue leu leu, comme des passagers embarqués dans un train, sur le même siège, jusqu’au Cap Horn. Et il s’agit bien de trains, mais de ceux de dépressions successives. Pour Bernard, le scénario est tout autre : «J’espère bien que ça ne se passera pas comme ça. C’est long le tour de l’Antarctique. Au portant, tu empannes. Il y a des bords plus pénalisants que d’autres, il faudra faire les bons choix au bon moment. اa signifie qu’il peut se passer plein de choses entre Bonne Espérance et le Cap Horn et heureusement ! ».
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