Les latitudes tropicales sont à la fête sous le ciel guadeloupéen qui a retrouvé, ce week-end, le soleil, les alizés et ses apparats des grands jours. Il n’en faut pas plus pour accélérer le rythme des arrivées qui s’enchaînent pour souffler, de jour comme de nuit, la magie du grand large sur l’île en forme de papillon. Le Guadeloupe toute entière se laisse griser par l’ivresse du Rhum. La magie fonctionne et distille à terre le sel de la compétition et le piment de l’aventure sur la grande houle de l’Atlantique. Dans le camp de Class 40, ce dimanche, trois semaines après le départ de Saint-Malo, 25 solitaires ont affalé les voiles et mis un terme à une course océanique marquée par la complexité des conditions météo. Du côté de la catégorie Rhum, Luc Coquelin (Pour le Rire Médecin), ce marin antillais de cœur, boucle sa 4è participation en deuxième position derrière le vainqueur Andrea Mura (Vento Di Sardegna). Dans les sillages de tous ces valeureux « va-t-en-mer » de retour sur terre, 20 autres solitaires, sur les 85 au départ, sont désormais attendus pour mettre un terme à cette grande transat de la liberté qui rassemble autant de grandes figures du large que de sympathiques visages amateurs sur les 3 540 milles du parcours.