Particularité du Tour de Bretagne à la Voile, deux étapes sont courues de nuit. Ce sera le cas de la 3e de Perros-Guirec à Brest pour laquelle les concurrents prendront le départ de soir à 19h30. Les Figaristes auront donc toute la journée pour emmagasiner énergie et préparer la navigation.
Navigation qui s'annonce aisée au niveau du vent. Celui-ci devrait être assez léger en début de soirée (5 nÅ“uds de Sud-ouest) pour se renforcer dans la nuit à 15 nÅ“uds de Sud/Sud-ouest. Donc navigation contre le vent à tirer des bords dans les cailloux car ils auront le courant de marée assez fort dans le nez (coefficient 90). Et le courant est toujours moins fort où il y a moins de profondeur d'eau.
Pour l'instant, le duo Rouxel/Josse fonctionne bien. Thomas connaissant bien son bateau, il manÅ“uvre le plus souvent, laissant la barre à Sébastien. Thomas : "… on s'améliore. On est désormais 7e au général. On prend de bons départs. Il y a beaucoup de jeu entre les 10 premiers. Un bord prolongé de quelques mètres et les places changent au gré d'une risée ou d'une petite veine de courant. Mais on est dans le coup. Heureusement que l'on ne repart que ce soir, car Seb est un peu patraque aujourd'hui. Avec le grand soleil et la chaleur hier, il n'a pas assez bu et s'est un peu déshydraté. Mais ca devrait aller ce soir…".
Navigation
Manche de 90 milles (166 km) entre Perros-Guirec et Brest (cf carte jointe et sur site :http://www.tourdebretagnealavoile.com/la_course/parcours/3/), cette 3e épreuve sera particulièrement demanderesse en technique de navigation, imposant des calculs savants de hauteur d'eau pour aller tutoyer la côte, cela au moins jusqu'à 22h00 ce soir. Ensuite, le courant de marée sera porteur, avec un jusant pouvant aller jusqu'à 4 nÅ“uds dans le chenal du Four (extrémité de la Bretagne). Et tout cela de nuit ! Certes, la visibilité sera bonne (à savoir normalement pas de brume), mais il faudra avoir les yeux rivés sur l'écran de l'ordinateur. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'ils ont un logiciel à bord sur lequel toutes les cartes marines sont numérisées et que, grâce à leur Gps traceur interfacé, ils peuvent suivre la route qu'ils font avec une très grande précision. Plus encore, ce logiciel étant couplé à la centrale de navigation qui enregistre automatiquement cap, vitesse, direction et angle du vent - avec les courants de marées intégrés et les prévisions météo chargées avant le départ – ils peuvent visualiser à tout moment la route optimum à suivre.
Mais cela n'est qu'une aide à la navigation. Les skippers restent toujours maîtres de leurs décisions car la machine n'intègre pas les autres concurrents et donc la stratégie. Et en local, il y a souvent des micros climats ou encore un vent thermique qui puisse venir changer la donne.