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COMMUNIQUÉ DU 8 juin 12
« 49° Sud – Nature australe », le nouveau film panoramique d’Océanopolis Brest
A partir du 9 juin, Océanopolis à Brest lance son nouveau film panoramique « 49° Sud- Nature australe ». Grâce à une toute nouvelle technologie exclusive en France, le parc de découverte des océans vous invite dans son pavillon polaire à un extraordinaire voyage à 160° dans les îles australes.
Un format panoramique unique
Le nouveau film panoramique du pavillon polaire, « 49° Sud – Nature australe », d'une dizaine de minutes, montre grâce à l'utilisation d'un nouveau procédé « Panax » toute la beauté de l'éden austral capté en 160° et restitué sur un nouvel écran courbe de 18 m x 3,6 m. Cette nouvelle technologie (format panoramique en HD – « Panax ») donne toute sa dimension aux paysages exceptionnels et grandioses de ces lieux.
Les dessins naturalistes du carnettiste Emmanuel Lepage viennent ponctuer le récit de ce voyage aux îles de la Désolation où la vie est, le temps d'un été, exubérante.
Le film est porté par la musique de Jean Sébastien Bach « suite pour violoncelle N°1 ». Christophe Rocher complète avec une musique originale une bande sonore extrêmement riche (sons animaliers et ambiances en 5.1).
« 49° Sud – Nature australe », le fruit d'une collaboration tripartite
Océanopolis a pour objectif la vulgarisation des sciences et techniques liées à la mer. Sa vocation est de réaliser un trait d'union entre professionnels, scientifiques et grand public, dans le but de diffuser et faciliter l'acquisition des connaissances scientifiques, techniques et culturelles sur le thème des océans. Océanopolis présente les écosystèmes polaires au sein d'un pavillon dédié à cette thématique. Le visiteur commence la découverte de cet espace par un film panoramique. Depuis 2004, un film de 12 minutes, « Antarctica », présentait la base Dumont d'Urville au pôle sud, ses activités et son environnement.
Afin de renouveler cette projection spectaculaire, l'équipe d'Océanopolis souhaitait réaliser un film d'une douzaine de minutes présentant la diversité et la richesse du patrimoine naturel des îles subantarctiques françaises. Au sein de l'océan Austral, les archipels de Crozet et de Kerguelen abritent une biodiversité exceptionnelle. Les communautés d'oiseaux marins présentes sont les plus riches et diversifiées au monde. Les manchots royaux, qui s'y regroupent pour se reproduire, peuvent par exemple former des colonies de plus d'un million d'individus. A l'opposé, l'albatros d'Amsterdam, avec une population inférieure à 200 individus, est considéré par l'Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN) comme gravement menacé d'extinction. Les eaux des îles subantarctiques sont particulièrement riches en espèces pélagiques (crustacés, calmars, poissons, etc.) qui elles-mêmes alimentent les oiseaux de mer et les pinnipèdes (éléphants de mer, otaries). De nombreux cétacés y sont également présents (grande baleine bleue, orques).
Pour mettre en œuvre ce projet, une collaboration a été mise en place avec les deux organismes présents dans ces contrées lointaines, l'Institut polaire français Paul-Emile Victor (IPEV) et les Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF).
« 49° Sud – Nature australe » est le fruit de ce partenariat. Ce film panoramique, sans commentaires, est à destination de tout public. Cette projection grandiose immerge le spectateur dans l'univers des îles subantarctiques. Les images, terrestres, aériennes et sous-marines, entraînent les visiteurs à la découverte de cette nature australe.
Le résumé du film
Le 15 décembre, le « Marion Dufresne » mouille dans une baie des îles Kerguelen (terres australes françaises) à 49°21 S. Pendant l'été austral, des milliers d'animaux marins (oiseaux et mammifères) se regroupent sur ces îles extrêmes pour se reproduire et mettre bas. Le naturaliste observe alors un bouillonnement de vie qui contraste avec l'hostilité de ces îles le reste de l'année. Manchots, albatros, éléphants de mer, otaries, orques… Ce sont des colonies de milliers d'individus qui envahissent les plages et les falaises abruptes de l'archipel.
Du tournage à la diffusion, les aspects techniques du film
L'équipe de tournage sur le terrain était composée de 3 personnes qui ont réalisé toutes les prises de vue, panoramiques ou non, sous-marines, terrestres et aériennes.
- Réalisation et prises de vues : Sébastien Thiébot.
- Prises de vues complémentaires : Franck Grangette.
- Prises de son et photographies : Pierre Albert Vivet.
La mise en œuvre d'un système original panoramique (« Panax ») a permis de tourner dans des conditions difficiles de terrain. Ce système a été développé par Boom audio vidéo (Bruz).
La salle de projection du pavillon polaire d'Océanopolis a été refaite pour la circonstance :
- mise en place d'un écran courbe de 18 m x 3,6 m sans rupture ;
- changement du système de projection ( projecteur HD).
Que ce soit pour l’équipe de tournage ou de postproduction et aussi pour le choix du matériel (Panax, écran courbé…) priorité a été donnée à des interlocuteurs bretons.
Les partenaires
L'Institut polaire français Paul-Emile Victor (IPEV) offre les moyens humains, logistiques, techniques et financiers ainsi que le cadre juridique nécessaires au développement de la recherche scientifique française dans les régions polaires et subpolaires. L'isolement et les climats extrêmes de ces régions imposent aux opérateurs une technicité et un savoir-faire particuliers. Regroupant des professionnels de la logistique polaire, l'institut met à profit sa connaissance des milieux extrêmes et ses compétences spécifiques pour coordonner, soutenir et mettre en œuvre entre soixante et quatre-vingts programmes scientifiques et technologiques chaque année dans les régions de hautes latitudes, au nord comme au sud.
Depuis son siège à Brest, les équipes permanentes de l'IPEV gèrent les moyens nécessaires à l'organisation des expéditions scientifiques. En Antarctique et dans les îles subantarctiques, ce sont environ 200 saisonniers ou hivernants répartis sur les bases qui permettent à plus de 200 chercheurs de travailler sur le terrain. Une trentaine de corps de métiers, mécaniciens, logisticiens, opérateurs ou encore responsables d'instrumentions et d'opérations scientifiques, développent sur le terrain des techniques de pointe adaptées à des environnements et des climats très rigoureux et parfois extrêmes. Pour faire vivre les bases, l'IPEV achemine plus de 300 tonnes par an de biens dont 30 tonnes de nourriture.
Grâce à son savoir-faire et aux plateformes scientifiques déployées, l'IPEV contribue à mettre en valeur les pôles et favorise la sensibilisation du public aux problématiques propres à ces régions. C'est dans ce cadre que s'inscrit naturellement le projet de film d'Océanopolis. Partenaire depuis toujours de l'Institut polaire français, les deux organismes ont regroupé leurs compétences pour permettre la réalisation de ces images. La particularité d'un spectacle panoramique implique un matériel conséquent et des équipes de tournage rodées à cette spécificité. L'IPEV a assuré tout au long de ce périple autour des îles subantarctiques, le bon déroulement des opérations afin d'offrir aux cameramen les meilleures vues de ces terres magnifiques mais difficiles d'accès.
L'arrivée de l'équipe de tournage à Crozet après plusieurs jours de mer relativement tranquille sur le Marion Dufresne illustre à elle toute seule les conditions qu'ils connaitront par la suite. Un coin de ciel bleu se présente sur Pointe Basse, les équipes partent filmer près d'un refuge et le temps se lève, pluie, neige, vent… Les premières images à terre se font à l'abri de sacs poubelle ! Tout au long des paysages et des îles traversées, les équipes de l'IPEV ont accompagné, guidé et informé leurs hôtes sur les conditions de vie, les zones particulières à voir ou encore les sites isolés pour être au plus près de la faune et la flore. L'intégration de l'équipe de tournage s'est traduite au jour le jour par le partage des tâches, des travaux sur les cabanes ou des ravitaillements. Au fil du temps, un échange des connaissances et compétences de chacun s'est instauré, permettant à l'équipe de tournage de capter la richesse, la diversité et la fragilité de cette nature australe.
Les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), collectivité d'outre-mer à statut particulier, regroupent les archipels de Kerguelen et de Crozet, situés entre les 40ème Rugissants et les 50ème Hurlants, les îles de Saint-Paul et d'Amsterdam, la Terre Adélie sur le continent Antarctique et, depuis 2007, les îles Eparses situées dans le canal du Mozambique (Europa, Juan de Nova, Glorieuses, l'atoll de Bassas da India) et à proximité de la Réunion (Tromelin).
La dispersion latitudinale des territoires ainsi que l'étendue de leur superficie permet à la France d'exercer sa souveraineté sur une large partie de l'Hémisphère Sud, allant de seulement 11° de latitude jusqu'à l'extrémité du Pôle Sud, de disposer d'une Zone Economique Exclusive de premier ordre (la seconde après la Polynésie) et d'offrir à la communauté scientifique, nationale et internationale, un gradient d'observation unique au monde couvrant 80 % de l'hémisphère sud.
Sur les terres australes et l'Antarctique, dépourvues de populations autochtones, la collectivité accueille - selon les bases et les saisons - entre 50 et 120 personnes (scientifiques, personnels techniques…) qui séjournent de six mois à un an. Les îles Eparses accueillent pour leur part des détachements militaires, des météorologues et quelques scientifiques relevés tous les 30 à 45 jours.
Comme l'ensemble des milieux insulaires, les terres australes françaises demeurent toutefois des écosystèmes fragiles où la faune et la flore terrestre n'ont développé aucun mécanisme de défense contre les différentes menaces. Afin de mieux protéger cette biodiversité exceptionnelle, la Réserve Naturelle Nationale des Terres Australes Françaises a été créée en 2006. Cet espace protégé couvre sur plus de 2,2 millions d'hectares les parties terrestres et maritimes des archipels de Crozet, de Saint-Paul, d'Amsterdam et de Kerguelen et représente la plus grande réserve de France. Hébergeant des zones humides d'importance internationale, le site a été classé en novembre 2008 au titre de la convention Ramsar et constitue aujourd'hui le plus grand site classé d'Europe.
Les TAAF, organisme gestionnaire de la réserve, ont un devoir d'exemplarité en matière de protection et de préservation de cet environnement. Un plan de gestion ambitieux, rédigé par les TAAF avec la collaboration de plusieurs organismes scientifiques soutenus par l'Institut polaire français Paul-Emile Victor (IPEV) définit les mesures et les actions nécessaires à la préservation de ce patrimoine naturel pour une durée de 5 ans, de 2011 à 2015. Il fixe en particulier 9 grands objectifs à long terme, eux-mêmes déclinés en 90 actions de conservation de la biodiversité.
C'est cet espace naturel unique qui est présenté dans le film panoramique « 49° Sud – Nature australe », tourné en immersion totale entre décembre 2011 et janvier 2012, grâce à trois personnes acheminées par le Marion Dufresne, navire ravitailleur des TAAF, sur chacune des îles subantarctiques. Leur contact avec cette nature, aussi hostile que précieuse, vous transporte aux confins de la France australe.
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