Au cœur de l’Afrique sahélienne : la République du Niger.
Vaste pénéplaine de 1.267.000km2 au climat essentiellement désertique, le pays se divise en trois zones : le Niger méridional, le long des frontières du Nigéria jusqu’au Mali où se concentre la majorité de la population ; le massif montagneux de l’Aïr au nord-ouest, avec un point culminant à 1.944m ; et le Ténéré, qui recouvre la majorité du territoire au nord-est.
République indépendante d’Afrique de l’Ouest depuis le 3 août 1960, le Niger est entouré de 7 états limitrophes : l’Algérie, la Lybie, le Tchad, le Nigéria, le Bénin, le Burkina Faso et le Mali. Sa situation géographique en fait un carrefour d’échanges privilégié entre le Maghreb et le sud du Sahara, l’Afrique Centrale et Occidentale. Ses onze millions d’habitants dont 600.000 vivent à Niamey, la capitale, sont issus de dix groupes ethnolinguistiques différents.
Réputé pour son hospitalité légendaire, la qualité de son artisanat et sa grande diversité culturelle, le Niger offre aux touristes l’authenticité de sites encore préservés. À découvrir, entre autres richesses : Agadez et sa mosquée en banco, le désert du Sahara, le massif de l’Aïr et ses cimetières de dinosaures, le parc animalier du W ou encore les villages de pêcheurs sorkos, ou encore l’île de Firgoun et ses hippopotames…
Trois cérémonies : Ouverture, Clôture et Gala des médaillés.
Comme le veut la tradition, la 5eme édition des Jeux de la Francophonie sera ponctuée de trois cérémonies officielles. Mercredi 7 décembre à 16h, au Stade Général Seyni Kountché, le gala d’ouverture donnera le coup d’envoi des rencontres sportives et culturelles des Jeux de Niamey. Les 25.000 à 30.000 spectateurs attendus assisteront au défilé des 44 délégations, suivi d’un spectacle dont l’organisation garde le secret. Après dix jours de compétition, les artistes médaillés savoureront leur victoire au Palais des Congrès, lors du gala des lauréats, vendredi 16 décembre à 18h. Il sera alors temps de saluer l’ensemble des participants et organisateurs dans une cérémonie de clôture en plein air, samedi 17 décembre à 18h, à l’Hippodrome de Niamey. Au programme : une fantasia, avec défilé spectacle de chevaux, chameaux, ânes et moutons conduits par leurs bergers.
Maître d’œuvre des cérémonies, le directeur de l’ensemble Koteba d’Abidjan, Souleymane Koly, sera secondé par le Burkinabé Alain Héma et le Nigérien Achirou Wagé. En coulisses, vingt techniciens épaulés de 250 bénévoles coordonneront les différents spectacles qui verront la participation de 700 figurants.
Ils ont fait vibrer les Jeux et sont devenus des stars.
En juillet 1989, au Maroc, le public découvre trois jeunes athlètes qui n’ont pas fini de faire parler d’elles : Monique Ewange Épee, 22 ans, médaille d’or au 100 mètres haies (12''92) ; sa sœur Maryse, 25 ans, médaille d’or en saut en hauteur (1,88m) ; et Marie-José Pérec, 21 ans, qui remporte le 200 mètres féminin en 22''60 et fera la carrière que l’on connaît: championne olympique du 400m (1992, 1996) et du 200m (1996), championne du monde du 400m (1991, 1995), championne d'Europe du 400m et du 4x400m (1994)…
Les 2emes Jeux de la Francophonie, à Paris, en juillet 1994, consacrent en judo un certain David Douillet dans la catégorie des plus de 95 kilos. De l’or qu’il collectionnera à Atlanta en 1996, ou encore aux championnats du Monde 1995 et 1997. Ces mêmes Jeux voient le Canadien Donovan Bailey décrocher l’argent sur 100m en athlétisme, avant de devenir l’homme le plus rapide du monde en 1996 aux J.O. d’Atlanta, chronométré à plus de 44km/h !
Plus récemment, à Ottawa-Hull en 2001, la Sénégalaise Amy Mbacké Thiam remporte le titre, avant d’être sacrée, quinze jours plus tard à Edmonton, première africaine championne du monde du 400m ! On y découvre aussi la Roumaine Otilia Badescu, aujourd’hui championne d’Europe de tennis de table, qui s’impose alors dans le simple dames, le double mixte et le tournoi par équipe avec son compatriote Andreï Filimon.
Les artistes plébiscitent eux aussi les Jeux de la Francophonie, à l’instar du peintre Belge Stéphan Balleux, lauréat 1997 avec son œuvre « Palindrome ». « Ma vie a été bouleversée par cette immersion dans l’univers malgache. Ma perception des gens, d’une autre culture, de l’insularité, des conditions de vie, bref d’une ambiance à mille lieues de ma Belgique natale ont fait revenir un autre homme chez moi », confiait le peintre en 1999 dans la lettre des Jeux. L’artiste poursuit aujourd’hui une brillante carrière : exposé cette année aux côtés de Delvaux et Magritte au Palais des Arts de Bruxelles, il est actuellement à la Motive Gallery d’Amsterdam dans le cadre de l’exposition « Short circuit ».
Le Camerounais Freddy Bienvenu Tsimba, médaille d’argent 2001 pour sa sculpture « Victime malgré elle » poursuit une carrière prometteuse. Des studios de la galerie « Bad Factory » en Afrique du Sud en passant par l’exposition collective « l’Europe fantôme » en Belgique ou encore en Haïti en mai dernier, ses œuvres parcourent le monde. Gageons que les Jeux de Niamey mettront à leur tour sur le devant de la scène de nouveaux talents, sportifs et artistiques.
Jean Galfione à Niamey !
Le perchiste Jean Galfione, six fois champion de France, recordman olympique en 1996 avec un saut à 5,92m, champion du monde en salle à 6m en 1999, accompagne cette année la délégation française à Niamey. Un athlète complet dont la présence, c’est certain, devrait stimuler l’esprit de compétition de tous les participants.
On l’aura compris, les Jeux de la Francophonie révèlent les talents… et attirent les stars...
Liste détaillée des artistes, jurys et programmes, dossier de presse, programmes des épreuves et photos libres de droit, disponibles en téléchargement dans la médiathèque du site rivacom.fr
Sites Internet pour les Jeux de la Francophonie : http://jeux.francophonie.org
http://www.jeux2005.ne et http://www.francophonie.org
Les formulaires d’accréditations sont disponibles sur le site Internet des Vèmes Jeux de la Francophonie : http://www.jeux2005.ne/docs.htm