Rivacom, agence conseil en communication
fr eng

Accès presse

   
Logo TwitterFlux RSS

Voile :

Hervé Favre sur TeamWork - Transat 6,50

Hervé Favre sur TeamWork - Transat 6,50 Team work

 

L'arrivée sur les pontons d'Hervé au Brésil

© RivaCom

 

L'arrivée sur les pontons d'Hervé au Brésil

© RivaCom

 

L'arrivée sur les pontons d'Hervé au Brésil

© RivaCom

 

 

 

COMMUNIQUÉ DU 26 oct. 07

 

Hervé Favre sur Teamwork est arrivé à Salvador de Bahia

 

C'est à 1 heure 59 minutes et 10 secondes (TU) qu' Hervé Favre a franchi la ligne d'arrivée de cette 16ème édition de la Transat 6,50. Parti le mardi 18 septembre de la Rochelle, il aura fallu 38 jours au skipper de TeamWork, pour franchir l'océan Atlantique. Arrivé en 23ème position à Bahia, le Suisse sort rincé de cette transat. Il reprend les moments forts de la deuxième étape.

 

Retour sur la deuxième étape
Arrivé hier à 1 heure 59 minutes et 10 secondes (TU), Hervé Favre aura mis 20 jours pour effectuer cette deuxième étape de 3100 milles ralliant l’île de Madère à Bahia. 20 jours 5 heures 59 minutes et 37 secondes pendant lesquels le Suisse aura été confronté à des situations bien différentes, de l’interminable pétole du Pot au Noir à la baston. Voici à suivre le carnet de bord d’Hervé :

Le départ de Madère : "Il y avait deux options météo possibles : à l'est ou à l'ouest. Le routage me disait de partir à l'est sans être extrême. J'ai pris un bon départ et je suis resté au contact de la flotte. Dès la première nuit, on est tous tombés dans la pétole. Ensuite, je suis parti à l'est".

Problème de BLU : "Très vite, je me suis rendu compte que ma BLU captait RFI mais pas Monaco Radio. Donc, je n'avais plus d'infos météo, ni de classement. Après les Canaries, je me retrouve à portée de VHF avec deux autres concurrents, Thomas Ruyant et Vincent Barnaud : sympas, ils acceptent de me donner chaque jour les infos et la météo. J'apprends que j'évolue entre la 21e et la 22e place. Pas terrible".

Le passage aux Canaries : "A l'approche des îles, le vent est monté très fort (40 noeuds) et l'état de la mer était incroyable. De la science-fiction ! Je prends deux ris dans la grand-voile et j'affale tout devant. Malgré cela, le bateau part en surf à plus de 18 noeuds sans que je puisse le contrôler. C'était de la folie. Là, tu pries pour tomber dans le dévent de l'île mais ça n'est jamais arrivé. Je suis resté cinq heures là-dedans".

Le Cap Vert : "Lors d'un affalage, j'explose le grand spi : je passe deux jours à faire de la couture. Arrive le Cap Vert : je négocie mal cette approche et lors d'un nouvel affalage de spi, je constate que le réa (poulie) est venu avec. Or, ce réa est en tête de mât et c'est quasiment impossible à réparer. Je comprends alors que je ne vais plus pouvoir utiliser mon grand spi et mon spi médium. A ce moment-là, je sais que la course n'est plus la même. Il faut finir proprement la course mais pour le classement, c'est foutu".

Approche du Pot au Noir : "En regardant à l'arrière de mon bateau, je vois que mes deux safrans ne tiennent plus que par deux boulons chacun, au lieu de quatre. Je dois aller à l'intérieur pour remettre un autre boulon tout en étant à l'extérieur pour le visser... Avec une clé de dix et un couteau suisse, j'y arrive. Auparavant, j'ai piqué deux boulons sur les bloqueurs de drisses. J'ai également appuyé sur le bouton vert de ma balise, ce qui signifie que j'ai un problème à bord mais que je le gère".

Le Pot au Noir : "On a pris une ondée tropicale juste avant l'entrée du Pot au Noir : on était au près dans 20 noeuds de vent. A ce moment, le micro de ma VHF rend l'âme : j'entends mes deux camarades mais je ne peux plus leur parler. Première nuit dans le Pot au Noir : éclairs, orages, vent qui passe de 5 à 40 noeuds, pluie diluvienne. Pas de doute, je suis dans le Pot".

Batteries en surchauffe : "Comme je n'avais pas assez d'énergie avec mes panneaux solaires dans la première étape, j'ai embarqué un générateur pour la deuxième étape. Je ne l'ai pas testé à terre : erreur ! Le générateur fait chauffer mes batteries au lithium. Je n'ai presque plus d'énergie et je dois barrer la nuit. Le jour devient la nuit et la nuit devient le jour. Je m'explique : cela veut dire que, la nuit, je barre et le jour, je dors. Pas évident à suivre comme rythme".

Les nerfs à vif : "C'est l'enfer d'être coincé dans le Pot au Noir. Pour passer mes nerfs, un skipper m'a donné un conseil : "Tu prends une bouteille d'eau vide et tu essayes de la détruire". J'ai essayé et ça marche : tu arrives pas à la détruire mais ça te fait du bien. Pendant 4 jours, je reste dans le Pot au Noir avec des trombes d'eau qui se déversent sur le pont. A un moment, je pense en être sorti mais non... six heures plus tard, il me rattrape. Là, tu te dis que t'es le seul à vivre ça, que, pendant ce temps-là, tes petits copains filent dans les alizés. Dur".

Enfin, les alizés ! : "Ouf, je suis sorti du Pot au Noir : les alizés de sud-est sont bien établis. C'est du près, un peu ouvert à 60° du vent. Comme je manque d'énergie, je dois barrer. Donc, je me fais rincer en permanence. Je trouve le temps long. Six jours comme ça".

Les côtes brésiliennes : "La veille de l'arrivée, je suis sous gennaker : un grain arrive mais je gère la situation. Il y a 30 noeuds de vent et j'ai un ris dans la grand-voile. D'un coup, un des haubans (le D2) cède. Le mât aurait pu tomber... On se calme Hervé ! Le but, c'est de finir même si je n'ai pas envie de me faire rattraper par deux autres concurrents qui sont juste derrière moi".


Transat 6,50 - 2007 : Hervé Favre sur TeamWork

  • 1ère étape : La Rochelle  - Madère : 29e en proto – 36e au général
  • 2ème étape : Madère – Salvador de Bahia :  20 e en proto – 23ème au général
  • Classement final : 23e au général – 20e en série


 

 

Pour en savoir plus  
 

 

 

 

Partenaires