Effet pervers de l’ère industrielle, l’augmentation du gaz carbonique (CO2) rejeté dans l’atmosphère influe non seulement sur le changement climatique, mais aussi, et l’on commence seulement à en mesurer la gravité, sur la chimie des océans. En clair : l’eau de mer devient plus acide (son pH diminue), à une vitesse et dans des proportions alarmantes. James Orr, directeur de recherche au CEA et Jean-Pierre Gattuso, directeur de recherche au CNRS, membres d’EUR-OCEANS, affirment que d’ici 50 ans, l’acidification des océans aura inévitablement altéré la croissance, la reproduction et la survie de certains organismes de la faune et de la flore aquatique.
Seule parade à l’heure actuelle : alerter l’opinion publique, les gouvernements et miser sur la responsabilisation de chacun. Un enjeu relayé par les scientifiques du réseau d’excellence EUR-OCEANS.